mars 15th, 2010

Pourquoi il est allé voter

Un article publié par Olivier Trotignon, sur son site ami. De quoi nourrir la réflexion de 53% d’entre-nous toute la semaine.

vote

 Qu’on ne se méprenne pas: je ne cherche à faire
aucune leçon de morale à quiconque. Un historien,
quelque soit sa spécialité, n’est pas un directeur
de conscience,mais un témoin d’une mémoire qu’on aurait
tôt fait d’oublier.
Je n’irai pas voter demain dans l’espoir de déboulonner le socle
d’une satrapie autiste,ou pour justifier l’orgueil de politiques
pour lesquels je compte moins que le poids
de ma voix dans les pourcentages d’un résultat final.
J’irai voter, comme je le fais à chaque fois depuis 1981, pour des anonymes.
Pour des gens que je n’ai jamais connu, ou que vous ne connaîtrez jamais.
J’irai voter en mémoire de ces garçons, Africains de l’Ouest, Kabyles, et Français métropolitains,
tous tassés dans la même tranchée, quelque part sur le front, dont j’ai trouvé la photo
.dans les archives des troupes coloniales quand je faisais mon service militaire.
J’irai voter pour ces musulmans anonymes, enterrés dans le petit carré militaire du cimetière
de Saint-Amand-Montrond, joyeux garçons partis du Golfe de Guinée ou des Aurès,
qui n’ont jamais plus eu la chance de revoir la Croix du Sud se lever dans le ciel du matin.
J’irai voter pour ce résistant anonyme, dont on a trouvé la photo sur un prisonnier allemand,
qui sourit devant son peloton d’exécution au Mont Valérien. 
J’irai voter pour Guy Môquet, dont on a, il y a peu, voulu ravir la mémoire.
Je n’ai pas eu le courage d’aller jusque dans la carrière de Châteaubriand,
où il a perdu la vie avec ses camarades, mais mon bulletin de vote sera un peu pour lui.
Ne pas voter, ça serait pour moi équivalent à rajouter un treizième fusil
dans le peloton d’exécution qui a effacé la vie de tous ces hommes et
de toutes ces femmes qui sont tombés sous les balles.
Ça serait oublier mon camarade d’université Saïd,
dont la dépouille repose quelque part dans les montagnes autour de Kaboul,
 tombé pour que les tanks de Brejnev cessent d’écraser son peuple.
Ne pas voter, ça serait ignorer tous ceux qui luttent,
quelque soit leur culture ou la couleur de leur peau,
pour avoir le même droit que moi à m’exprimer.
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mars 8th, 2010

La Journée de la femme, et alors ?

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mars 7th, 2010

Le localier se rebiffe

Je me dis que j’aurais pu être à sa place et que je n’aurais guère fait mieux. Mais pourquoi Xavier Bertrand écrabouille-t-il ce journaliste ?

Qu’a-t-il donc dit de terrible ce Nicolas Totet, chef de l’édition locale du Courrier picard, à Saint-Quentin (Aisne). Dans l’article du Monde de Xavier Ternisien, qui revient sur cette histoire, Jean-Marie Charon a cette analyse que je trouve juste : <”Les élus ont un peu l’impression que la presse locale est leur chose. En tout cas qu’elle fait partie de leur environnement, comme une association ou un club de foot, et qu’elle est à leur disposition.” La marge de manoeuvre des journalistes s’en trouve réduite.“Si un journaliste est trop insolent avec les pouvoirs locaux, il court le risque de ne plus avoir d’interlocuteur”, constate le sociologue. Jean-Marie Charon souligne cependant que la presse régionale porte une part de responsabilité : “A force de relayer tels quels les comptes rendus d’associations ou les communiqués de la mairie, certains journaux ont donné de mauvaises habitudes aux élus, déplore-t-il. Un journaliste qui se mêle de poser des questions considérées comme insolentes va détonner dans ce paysage, et court le risque d’être lâché en rase campagne par sa rédaction.”>

Au final, que démontre cette affaire ? Que les politiques considèrent la PQR comme leur chose ? Réflexion d’un éditorialiste parisien à la suite d’une question : “Quand tu tapes sur Sarko ou sur les ministres, ils réagissent?”  Sa réponse : “Jamais. A Paris, c’est bien, personne ne t’appelle pour te dire qu’il n’est pas content de ton papier”. Dans une petite ville, quelques articles polémiques (mais sans plus) d’un nouveau journaliste, et voilà que le maire téléphonne trois fois en 15 jours au chef d’agence  en place depuis longtemps sur le mode : “Qu’est ce qu’il cherche le nouveau ? Vous ne m’aimez plus ?” Sortez des sentiers batttus, accrochez-vous à votre indépendance, et vous serez banni. Vous mettez en doute les valeurs athlétiques du club de foot ? Plus de vestiaires ! Vous faites un dossier gênant pour la mairie ? Le maire vous égratigne pour ses voeux et à la moindre occasion, mettant en doute votre impartialité. Et ce n’est pas rare (dans l’article du Monde “Les railleries publiques, c’est fréquent. Que répondre quand, lors des voeux du maire, celui-ci vous prend à partie devant 4 000 personnes dont la majorité est acquise à sa cause ? Quand il dit dans son discours : “Vous noterez bien ça dans votre journal, monsieur Totet !”)

La carte de voeux du directeur de cabinet arrive sur ta boîte mail ? Il est question de PARTENARIAT. Quel partenariat ? Le maire ou un autre connaît bien ton patron ? Il va te le répéter sans cesse, pression discrète, sans y toucher. Et les opposants ? Il ne t’épargnent pas car tu es forcément lié avec les gens au pouvoir. Et puis comment gérer son indépendance quand, tous les matins, on croise au café les gens sur qui on écrit ?

Tout cela est encore vrai. Mais les journalistes bougent encore. Je crois même qu’ils essaient de se rebiffer. C’est peut-être une vision angélique, parce que je suis directement concerné.

C’est ce que je lis dans l’affaire Totet : le baron local, habitué au cirage de pompes, ne supporte pas l’indépendance de plus en plus revendiquée du journal local. Le risque?  “Ne plus avoir d’interlocuteur”, dit Charon. Ce n’est plus un problème, il faut juste renverser la situation : c’est le politique qui a besoin du journal, pas l’inverse. Evidemment, c’est plus dur de tenir cette ligne en zone de concurrence : mais c’est possible. Le risque, encore aujourd’hui, est d’être lâché en rase campagne…


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mars 1st, 2010

Trois macarons

Ca ne se passe pas dans le Berry. Mais dans l’Aude et il se trouve que c’est ma terre natale. Et puis Gilles Goujon, c’est de lui dont il est question, est né à Bourges. Le chef est depuis aujourd’hui auréolé de trois macarons au Michelin : extra. Si je dis ça, c’est parce que j’ai souvent déjeuné chez lui ces dernières années et j’adore. Tout en simplicité, des idées, un service très sympa. On peut y aller en jean, c’est tranquille. Et les tarifs ne sont même pas énormes. Si vous passer dans ce coin un peu paumé (Fontjoncouse), pas très loin de l’abbaye de Fontfroide et de Narbonne, il faut passer par l’Auberge du Vieux Puits de Gilles Goujon.

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février 24th, 2010

Localier

Article passionnant dans le Monde, sur les rapports entre les journalistes de presse quotidienne régionale (les localiers dans le jargon) et les barons locaux de la politique. On en reparlera sans doute…

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février 22nd, 2010

Dans l’oeil du viseur

Le monde raconté par ceux qui le photographient, c’est l’oeil du viseur. A voir de toute urgence pour comprendre comment une photo arrive dans un journal ou sur le net et pour mieux connaître le travail des photographes.

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février 21st, 2010

Monsieur Paul et ses mobs

A Saint-Amand-Montrond, ses amis disent Monsieur Paul. Mais son nom, c’est André Paul. Le sexagénaire est indissociable de sa Mobylette. C’est sa troisième depuis 1962. Monsieur Paul a eu le permis de conduire en 1970 mais il a toujours préféré sa Mobylette. Un diaporama sonore à voir et écouter. Et même un papier à lire, sur le site du Berry républicain.

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février 8th, 2010

Le bodybuilding, “une sorte de liberté”

Un sujet du photographe Joseph Melin, qui est natif de Saint-Amand-Montrond. Vidéo/montage de Simon Pittet.
Pour aller sur son site
http://www.vimeo.com/9150748

Le bodybuilding, “une sorte de liberté” from Joseph Melin on Vimeo.

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février 8th, 2010

L’homme contre la machine ?

Allez dans votre bibliothèque, prenez deux ou trois livres au hasard. Allez dans les dernières pages et vous lirez le nom de l’imprimerie Bussière, née en 1832 à Saint-Amand-Montrond et toujours active. Ici, c’est un monument tout le monde connaît au moins une personne qui travaille ou a travaillé dans l’entreprise.
L’an dernier, ils ont fabriqué 70 millions de livres. Il y a deux semaines, la direction du groupe CPI, numéro 1 européen et propriétaire de l’imprimerie, a annoncé un plan de modernisation.
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février 8th, 2010

Copinage

Le site du livre En Marchant avec les Maîtres sonneurs est arrivé !
Cliquez sur l’image.

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